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Une coopérative au service de la Petite Enfance et de l'Education

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Les statuts

l’enfantScop’ une equipe

PRÉAMBULE

Contexte général

Une coopérative est « une association autonome de personnes volontairement réunies pour satisfaire leurs aspirations et besoins économiques sociaux et culturels communs au moyen d’une entreprise dont la propriété est collective et où le pouvoir est exercé démocratiquement « (Définition de l’Alliance Coopérative Internationale – 1995) »

« La fonction première d’une société est d’éduquer, C’est-à-dire de faire prendre conscience à chacun qu’il peut se choisir un destin et s’efforcer de le réaliser. […] Il ne s’agit pas de fabriquer des hommes tous conformes à un modèle, ayant tous appris les mêmes réponses, mais des personnes capables de formuler de nouvelles questions. » Albert Jacquard in Abécédaire de l’ambiguïté » – ed. Point-Virgule inédit

Historique de la démarche

Ce Projet a pris forme dans un contexte de promotion de la Petite enfance sur un plan international et de valorisation de l’Education dès le plus jeune âge.

En février 2011, l’Union Européenne publie la synthèse d’une Commission intitulée « Education et accueil de la petite enfance : permettre aux enfants de se préparer au mieux au monde de demain » qui souhaite que tous les jeunes enfants puissent bénéficier de structures d’éducation et d’accueil de qualité. Pour atteindre cet objectif la Commission présente un programme de travail destiné aux Etats membres et les actions qu’elle entreprendra pour les épauler. L’accueil de la petite enfance, devient une préoccupation internationale mais que chaque état doit concrétiser dans le cadre des politiques sociales et familiales.

Fin Novembre 2012, Mme BERTINOTTI, Ministre déléguée à la famille, lance une consultation nationale des acteurs de la Petite enfance et de la parentalité intitulée « Autour des parents ». Lors de la restitution de cette concertation nationale, le 16 février 2013, avec la participation de Madame BERTINOTTI, des parents contributeurs et des acteurs locaux et nationaux, 3 axes sont évoqués :

  • La pertinence des services de garde d’enfants au domicile parental, « apportant toutes les solutions » aux questions d’horaires atypiques, de garde d’enfant malade, d’accueil d’urgence, de bien-être des enfants à leur domicile,…
  • L’importance de proposer aux parents un soutien sans stigmatisation, y compris par des interventions à leur domicile, lors des moments difficiles.
  • Le besoin d’une animation des territoires, en matière d’harmonisation et de coordination, tout autant qu’une information complète et renouvelée régulièrement des parents sur les dispositifs existants, qu’ils relèvent de l’accueil collectif, individuel ou du soutien à la parentalité.

Des pistes sont évoquées par la ministre :

  • Le fait d’associer des parents aux évolutions des politiques publiques, y compris au niveau local
  • La poursuite du développement quantitatif et qualitatif de l’offre collective d’accueil, mais aussi de l’offre individuelle, y compris par les services de garde d’enfants au domicile parental
  • La capitalisation des innovations pertinences et leur duplication pérenne
  • L’abrogation du décret Morano, du 7 juin 2010
  • La valorisation du soutien à la parentalité comme une mission de service public

Dans cette continuité, en novembre 2016, Laurence ROSSIGNOL, Ministre des Familles, de l’Enfance et des droits des Femmes, présente officiellement les grandes lignes de son Plan d’action pour la petite enfance qui a pour objectif de donner une nouvelle impulsion à l’ensemble du secteur de l’accueil du jeune enfant. Caractérisé par son extrême diversité, il vise la refonte de l’identité des professionnel(le)s autour de valeurs et d’actions communes.

Son plan d’action reprend les préconisations émises par le rapport de Mai 2016 qu’elle avait commandé à Sylviane GIAMPINO sur le développement du jeune enfant, les modes d’accueil et la formation des professionnels.

L’objet de la mission confiée à Sylviane GIAMPINO était de conduire un débat scientifique et public afin de dégager des consensus autour des grands principes qui doivent guider l’accueil des enfants de moins de trois ans et la formation des professionnel(le)s de la petite enfance. Ainsi, une refondation et des orientations nouvelles de la politique d’accueil de la petite enfance ont été proposées, autour d’une ligne claire: celle du développement complet de toutes les potentialités du jeune enfant :

  • En renouvelant les connaissances théoriques et les connaissances pratiques à l’aune des renseignements les plus récents en matière de développement du jeune enfant;
  • En s’appuyant sur les expériences de terrain les plus innovantes pour indiquer comment les connaissances théoriques et les connaissances pratiques peuvent se décliner dans les organisations de l’accueil ;
  • En révélant les points de consensus et en formulant une série de recommandation de nature à permettre à tous les acteurs, financeurs, élus locaux, gestionnaires, professionnel(le)s et parents de se saisir de ce travail pour le traduire en actes.

Dans son rapport, Sylviane GIAMPINO insiste sur l’accompagnement à la parentalité :

« Les parents peuvent avoir besoin d’accéder à plus de connaissances sur le développement de l’enfant et sur les façons de décoder ce que le bébé exprime. Les parents ont besoin d’avoir des espaces pour partager, échanger et élaborer. L’accueil doit être attentif aux approches qui personnalisent l’accueil de l’enfant et contribuent à un melting-pot de la culture professionnelle et des cultures familiales. La mise en relation des familles entre elle permet de faciliter le soutien, le partage d’expériences, l’entraide et le sentiment d’appartenance locale. Il s’agit de familiariser, de créer des ponts entre les mondes singuliers, de tisser des liens entre les différents espaces familiaux, sociaux, d’accueil. Les pratiques culturelles créent les rencontres autrement pour l’enfant, les familles, les professionel(le)s : elles sont médiatrices de relations entre les parents autour du mode d’accueil, relations qui se ramifient sur la ville, le quartier, l’école ensuite. »

La mission confirme évidement l’effort à fournir pour lever les obstacles à une mixité sociale d’accès aux modes d’accueil réglementés, et préconise des pratiques qui renforcent la possibilité d’inspiration réciproque et de co-éducation entre parents et mode d’accueil. Il s’agit d’offrir aux parents un espace de dialogue et de compréhension de leur enfant, de consolidation de leurs capacités parentales et du soutien en cas de difficulté

ADN  de notre démarche

La création D’une association loi 1901 : L’EnfantScop’ Formation en octobre 2012

Suite à 5 années de collaboration en tant que formatrices au sein d’une organisme de formation en travail sanitaire et social, Malou ARGENTON et Mireille SABATIE ont repéré leurs compétences et diplômes complémentaires : Éducatrice de Jeunes Enfants diplômée en Travail Social et Psychologue clinicienne diplômée en Psychologie clinique et psychopathologie. Au-delà de leurs intérêts éducatifs et sociaux communs dans le champ de la Petite Enfance, leurs engagements citoyens se complétaient en vue de l’élaboration d’un projet de création d’entreprise au sein de l’économie sociale et solidaire.

« Nous partagions, en effet, la même motivation pour de l’intervention sociale prenant appui sur la pédagogie sociale et s’inscrivant dans le développement local. De plus, nous souhaitons faire reconnaître l’importance de la mutualisation des expériences et des savoirs entre les professionnels, les gestionnaires, les familles et les citoyens, pour un accès équitable à l’Education. Suite à cette réflexion le statut d’organisme de formation nous est apparu comme le meilleur outil des concrétisation de notre projet, privilégiant la forme innovante par des actions au coeur du lieu de vie de l’enfant, et la dimension solidaire grâce une diversité de prestations »

Finalité d’intérêt collectif de la SCIC

Parce que la société depuis 1989 reconnaît l’enfant comme un être de droit au même titre que les adultes de son environnement socio-éducatif, ce projet de promotion de la petite enfance contribue à privilégier le co-éducation et l’égalité des chances qui favorisent la cohésion sociale dans une perspective de développement durable au sein d’un territoire.

Le projet de la SCIC favorise un même accès à l’éducation pour tous : Nos actions visent à :

  • Promouvoir l’accessibilité à la formation et à l’éducation, dans toutes les configurations géographiques (urbain, périurbain, rural) et socio-économiques,
  • Prévenir l’inadaptation éducative par l’information, la valorisation des compétences déjà existantes en identifiant ses propres ressources et responsabilités éducatives, privilégier l’empowerment,
  • Permettre aux bénéficiaires de développer leurs intégration social et citoyenne, leur pouvoir d’agir et d’entreprendre

La coopérative est un outil de prévention de l’exclusion sociale : Nos actions visent à :

  • Développer une pratique éducative adaptée et autonome, inscrite dans une dynamique d’ouverture et de participation à la vie sociale qui reconnaisse et respecte les besoins et les potentialités de l’enfant de manière à favoriser son individuation, son éveil et sa socialisation,
  • Privilégier une pratique de co-éducation, inscrite dans une dynamique de collaboration et de valorisation de la compétence collective pour un projet éducatif commun,
  • Renforcer la synergie entre tous les acteurs petite enfance qu’ils soient professionnels de proximité, parents, entourage familier, ou gestionnaires et conseillers techniques petite enfance,
  • Permettre au citoyen de s’inscrire dans les initiatives locales, de participer au projet éducatif et social du territoire afin de promouvoir une politique petite enfance de qualité, de bénéficier des ressources de proximité.

Cette structure est un outil de développement local : Nos actions visent à :

  • Par le biais de la professionnalisation, permettre aux bénéficiaires d’avoir des actions génératrices de ressources et de revenus, développer leur intégration sociale et citoyenne, leur pouvoir d’agir et d’entreprendre, pouvant générer des emplois et/ou des échanges,
  • Par l’accompagnement de proximité auprès des familles, leur permettre de concilier vie familial et professionnelle,
  • Permettre aux systèmes de garde d’enfants informels d’accéder à une meilleur qualité de prestation et de s’intégrer dans une organisation collective génératrice de ressource pour le territoire.
  • Promouvoir l’Enfance et l’Education comme vecteurs de développement social durable en inscrivant la Formation dans l’Economie Sociale et Solidaire,
  • Faciliter l’accessibilité des Acteurs Petite Enfance (professionnels, familles,décideurs et tout citoyen) à une réflexion coopérative autour de l’éducation et à la bienfaisance éducative.
  • Favoriser la synergie entre tous les acteurs de l’Education au niveau local, en valorisant la confiance mutuelle et la conscience collective, et contribuer au développement de la cohésion sociale et l’intérêt général. S’associer aux réseaux existants pour contribuer aux démarches de prévention précoce et de protection de l’enfance.

Charte de L’enfantScop’ Formation : L’association L’enfantScop’ Formation s’engage à :

  • Proposer des actions de proximité, et à une pédagogie de l’intervention in situ, proche des besoins quotidiens et visant des effets durables,
  • Valoriser la Co-éducation, la compétence collective et l’empowerment, la synergie entre les acteurs Petite Enfance sans hiérarchisation de savoirs (familles, professionnels, élus, tout citoyen),
  • Générer de l’activité rémunérée à partir d’un juste équilibre budgétaire permettant le développement de prestations et solidaires,
  • Administrer l’association de façon collégiale, réunnissant bénéficiaires, salariés/bénévoles, organisés en collèges représentatifs,
  • S’inscrire en complémentarité des ressources existantes, en réponse à des besoins non couverts, à promouvoir la coopération plutôt que la concurence :
    • Dans une mission d’intérêt général et d’utilité social, prônant l’Education comme vecteur de développement social durable,
    • Dans une démarche de contribution à l’améliration de Vivre-ensemble, de la cohésion sociale, de la prévention de difficultés psycho-sociales et affectives dans le champ familial, professionnel et social autour de l’Enfance.
  • Evoluer vers un statut de société Coopérative d’intérêt Collectif (SCIC),
  • S’auto-évaluer annuellement sur ces différents axes.

Les valeurs et principes coopératifs

Le choix de la forme de société coopérative d’intérêt collectif constitue une adhésion à des valeur coopératives fondamentales telles qu’elles sont définies par l’Alliance Coopérative Internationales avec notamment :

  • La prééminence de la personne humaine;
  • La démocratie;
  • La solidarité;
  • Un sociétariat multiple ayant pour finalité l’intérêt collectif au-delà de l’intérêt personnel de ses membres;
  • L’intégration social, économique et culturelle, dans un territoire déterminé par l’objet social;
  • Le statut Scic se trouve en parfaite adéquation, par son organisation et ses objectifs, avec le projet présenté ci-dessus.

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